Un Bolero

Dominique Brun et François Chaignaud

Danse Tout public tarif unique : 6 € Théâtre Louis Guilloux 45 min Mobilité réduite
Programme

L’après-midi d’un faune de Claude Debussy (1894) : 10’
Les Épigraphes antiques de Claude Debussy (1914) : 17’
Bolero de Ravel (version piano à 4 mains) : 18'

Distribution

Chorégraphie : Dominique Brun et François Chaignaud

Assistante auprès de Dominique Brun : Judith Gars
Recherches historiques : Dominique Brun et Sophie Jacotot
Photographies des archives : Ivan Chaumeille
Traduction des archives : Maria Nevzorova

Interprétation - Danse : François Chaignaud
Interprétation - Musique : Sandrine Le Grand et Jérôme Granjon

Musique : Maurice Ravel (version pour piano à quatre mains)
Costume : Romain Brau
Scénographie: Odile Blanchard
Réalisation : Atelier Devineau
Lumières : Philippe Gladieux
Direction technique : Christophe Poux
Production et administration : Bruno Seroin Joly et Estelle Bigan

Biographie

Dominique Brun 

Danseuse, chorégraphe, pédagogue et notatrice en système Laban, Dominique Brun danse depuis les années 1980. Elle est cofondatrice du Quatuor Knust, collectif avec lequel elle travaille à la recréa- tion de danses du répertoire historique à partir de partitions chorégraphiques (Doris Humphrey, Kurt Jooss, Steve Paxton, Yvonne Rainer et Vaslav Nijinski).

Engagée dans une recherche au croisement de son intérêt pour l’histoire de la danse et de la création chorégraphique contemporaine, elle conçoit et réalise Le Faune – un film ou la fabrique de l’archive. Puis elle recrée pour le festival d’Avignon L’Après-midi d’un Faune dans le spectacle Faune(s) d’Olivier Dubois. Elle conçoit avec Latifa Laâbissi, une version lente de La danse de la sorcière de Mary Wigman. Pour le film Coco Chanel & Stravinsky de Jan Kounen, elle reconstitue en 2010 des extraits de la danse du Sacre du Printemps de Nijinski (1913), à partir d’archives de l’époque, puis chorégraphie successivement une création Sacre # 197 (2012), et une recréation historique Sacre # 2 (2014) qu’elle réunit dans un diptyque qui rassemble 30 danseurs contemporains. La création de Jeux, 3 études pour 7 petits paysages aveugles en 2017 conclut ce cycle consacré à l’oeuvre de Vaslav Nijinski. Les travaux de Dominique Brun revendiquent à la fois un regard résolument contemporain sur les oeuvres d’autrefois, mais aussi un intérêt artistique privilégié pour les relations qui s’établissent entre la musique et la danse.

François Chaignaud

Né à Rennes, François Chaignaud étudie la danse depuis l’âge de 6 ans. Il est diplômé en 2003 du Conservatoire National Supérieur de Danse de Pa- ris et collabore ensuite auprès de plusieurs choré- graphes, notamment Boris Charmatz, Emmanuelle Huynh, Alain Buffard et Gilles Jobin.Depuis He’s One that Goes to Sea for Nothing but to Make him sick (2004) jusqu’à Dumi Moyi (2013), il crée des performances dans lesquelles s’articulent danses et chants, dans les lieux à la croisée de différentes inspirations.

Également historien, il a publié aux PUR L’Affaire Berger-Levrault : le féminisme à l’épreuve (1898-1905). Cette curiosité historique le conduit à initier des collaborations diverses, notamment avec la légendaire drag queen Rumi Missabu des Cockettes, le plasticien Théo Mercier, le musicien Nosfell ou encore le vidéaste César Vayssié. En 2017 il collabore à de nombreux projets, notamment avec l’artiste Brice Dellsperger pour Body Double 35, ou la réouverture du cabaret Madame Arthur. En 2017 François Chaignaud crée en collaboration avec l’artiste Nino Laisné Romances inciertos, un autre Orlando, spectacle autour des motifs de l’ambiguïté de genre dans le répertoire chorégraphique et vocal ibérique présenté lors de la 72ème édition du festival d’Avignon. En mai 2018 il crée également Soufflette une pièce pour le Ballet Carte Blanche (Norvège) en collaboration avec le couturier Ro- main Brau. En mai 2019 a eu lieu au Kunstenfes- tivaldesarts à Bruxelles la première de Symphonia Harmoniæ Cælesitum Revelationum, une recherche sur le chant chrétien antique et autour du répertoire d’Hildegarde de Bingen en collaboration avec Marie-Pierre Brébant. Pour ses futurs projets, François Chaignaud colla- borera notamment avec Akaji Maro, Dominique Brun et l’orchestre Les Siècles et imagine une nou- velle coopération avec Geoffroy Jourdain et l’en- semble vocal Les Cris de Paris.

Coproduction/Mentions
Production : Les porteurs d’ombre
L’association Les porteurs d’ombre est soutenue par Le Ministère de la Culture / Drac Ile-de-France au titre de la compagnie conventionnée et par la Région Île-de-France au titre de l’Aide à la création et de la Permanence Artistique et Culturelle.

Coproduction : Association du 48 | Le Volcan, Scène nationale du Havre | Chaillot - Théâtre national de la Danse | Les 2 Scènes - Scène nationale de Besançon | Théâtre du Beauvaisis - Scène nationale | Le Quartz - Scène nationale de Brest | Théâtre Louis Aragon, Scène conventionnée d’intérêt national Art et Création – Danse de Tremblay-en-France | Ménagerie de Verre (Paris) | CCN Ballet de Lorraine | La Briqueterie - CDCN du Val-de-Marne | Le Grand R - Scène nationale La Roche sur Yon | Cité musicale-Metz | CCNN dans le cadre de Danse en Grande Forme | Les Quinconces-L’Espal Scène nationale du Mans | Théâtre de Suresnes Jean Vilar

Credit photo : Laurent Paillier
La presse en parle

"Une artiste parmi les plus créatives et anticonformistes de notre temps." La Croix

"Chaignaud devient une héroïne flamenco." Toute la culture

Bar ouvert
Le bar est ouvert chaque soir de représentation à partir de 18h30, pendant les entractes et après les représentations : restauration légère et boissons vous y sont proposées.

Dominique Brun et François Chaignaud nous offrent un moment rare et éblouissant avec cette version incandescente du Bolero de Ravel. Un tube musical et chorégraphique de 1928, dont ils s’emparent avec précision historique et folie bariolée. Accompagné par quatre mains au piano, ce Bolero-là revient aux sources de sa première chorégraphe, Nijinska, en y ajoutant l’imaginaire du butô et du flamenco. Vêtu d’une robe aux mille jupons couleur arc-en-ciel, l’incroyable François Chaignaud se laisse traverser par ces couches historiques, tout en affirmant plus que jamais son identité baroque et queer.