La Question

Laurent Meininger

Théâtre Dès 16 ans tarif plein : 18 €
tarif réduit : 12 €
tarif solidaire : 6 €
Théâtre Louis Guilloux 1h15 Mobilité réduite
Distribution

Texte de Henri Alleg
Mise en scene de Laurent Meininger
Collaboratrice mise en scène  :Jeanne François

Avec : Stanislas Nordey

Scénographie : Nicolas Milhé / Renaud Lagier

Régie générale : Bruno Bumbolo
Lumière : Renaud Lagier
Son : Mikael Plunian
Constructeur :Ronan Ménard – Côté décors

Biographie

Laurent Meininger, metteur en scène 

Après une formation à l’École Nationale Supérieure de Saint-Etienne, Laurent Meininger joue au théâtre sous la direction de Émilie Valentin, Julie Brochen, Annie Lucas, Robert Cantarella, Frédéric Fisbach, Blandine Savetier, Richard Brunel, Cédric Gourmelon, Laurent Pelly, Stanislas Nordey, Jean-Louis Hourdin.
Ses collaborations artistiques avec Stanislas Nordey (six spectacles) et Jean-Louis Hourdin (deux spectacles) ont été déterminantes dans son cheminement vers la mise en scène. Les écritures contemporaines sont au centre de son théâtre et de ses interrogations. Il estime important de montrer qu’elles sont puissantes et fédératrices, qu’elles parlent d’aujourd’hui à des gens d’aujourd’hui. Il cherche à créer des formes théâtrales affranchies des conventions ; qui se réinventent, qui explorent, qui interrogent sans répit la place de la spectatrice et du spectateur.
Il dirige aujourd’hui la compagnie Forget me not avec laquelle il crée La maladie de la famille M, de Fausto Paravidino, en 2015-2016, Occupe- toi du bébé́ , de Dennis Kelly, en 2017-2018, dans plusieurs théâtres, dont Le Quartz à Brest. Depuis 2015, il est associé au Théâtre de Redon Le Canal, scène conventionnée pour le théâtre.


Compagnie Forget me not

Dans la suite logique de son cheminement vers la mise en scène, Laurent Meininger a créé en 2011 sa propre compagnie, Forget me not. Elle est soutenue par la Drac, la Région Bretagne, la Ville de Rennes, Spectacle vivant en Bretagne, la Spedidam, l’Adami.
« Lorsque je suis entré au conservatoire de Bordeaux, je n’avais jamais mis les pieds dans un théâtre public. Je n’avais pas fait d’études, les auteurs et les œuvres m’étaient totalement inconnues, le théâtre avait pour moi un côté rébarbatif. Je connaissais Jean-Paul Belmondo et le reste n’avait que peu de valeur à mes yeux.
Un jour, je rentre au Théâtre National de Bordeaux pour voir Le Journal de Nijinski, avec Redjep Mitrovitsa, que mettait en scène Isabelle Nanty, puis Porcherie, d e Pier Paolo Pasolini, que Stanislas Nordey mettait en scène. Ce fut pour moi un choc de voir ces acteurs s’exprimer, d’entendre de tels mots.
Je reste marqué encore aujourd’hui par cette révélation inattendue. J’ai compris que le théâtre s’adressait à moi aussi. J’ai compris que sa finalité était citoyenne et populaire. Que l’endroit du théâtre était sacré, qu’il s’y opère une sorte de communion, de recueillement entre les gens présents. Un moment de paix.
Aller au théâtre n’apparaît plus aujourd’hui comme une nécessité culturelle et sociale. Il s’agit d’une initiative personnelle pas du tout évidente à mener. Les modes de vie ont changé, le quotidien est trop prenant, le spectacle du monde trop présent. Pourtant ce désir initiale de s’adresser au plus grand nombre reste chez moi inentamé. »


Stanislas Nordey

Metteur en scène de théâtre et d’opéra, acteur et pédagogue, Stanislas Nordey crée, joue, initie de très nombreux spectacles depuis 1991. Il met en scène principalement des textes d’auteurs contemporains tels que Gabily, Karge, Lagarce, Mouawad, Crimp, Handke…, revient à plusieurs reprises à Pasolini et collabore depuis quelques années avec l’auteur allemand Falk Richter. En tant qu’acteur, il joue sous les directions notamment de Christine Letailleur, Anne Théron, Wajdi Mouawad, Pascal Rambert, Anatoli Vassiliev et parfois dans ses propres spectacles, comme Affabulazione de Pasolini créé en mars 2015.

Coproduction/Mentions
Production / Diffusion : Compagnie Forget me not
En votre compagnie – Olivier Talpaert

Coproduction : Théâtre National de Strasbourg / Fonds de Dotation du Quartz, Scène Nationale de Brest / L’Archipel, scène de territoire pour le théâtre, Fouesnant-Les-Glenan / Théâtre du Pays de Morlaix / Le GRRRANIT Scène nationale de Belfort

Soutien technique : Théâtre de la Cité, CDN-Occitanie / Toulouse Théâtre National de Bretagne, Rennes
Soutiens : Drac Bretagne, Région de Bretagne, Rennes métropole
Credit photo : Jean-Louis Fernandez
Bar ouvert
Le bar est ouvert chaque soir de représentation à partir de 18h30, pendant les entractes et après les représentations : restauration légère et boissons vous y sont proposées.

Indignez-vous !

Il est des textes qui marquent au fer rouge notre âme de lecteur. La Question est de ceux-là ; son interprétation sur les planches n’enlève rien à la puissance de ce témoignage.

Dans un seul en scène magistral, tout en retenue, Stanislas Nordey se fait passeur de mots. Il énonce l’indicible et dissèque les sévices infligés à Henri Alleg – alors directeur du journal Alger républicain – par l’armée française lors de la guerre d’Algérie. Sa performance d’une justesse absolue, servie par la mise en scène épurée de Laurent Meininger, offre un écrin sobre au texte du journaliste. Censuré à sa publication en 1958, il conserve intact son pouvoir d’interpellation et ses mots puissants sonnent comme un appel nécessaire à la vigilance et au refus de la torture. Un souffle de résistance vital.

mardi 31 janv. 20:00