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Dans cette création, inspirée par des ateliers de danse menés dans des camps de réfugiés africains, le chorégraphe burkinabé Salia Sanou s’interroge sur le thème de l’exil. Celui qui frappe les « étranges étrangers » d’un monde globalisé, et celui que chacun porte en soi.
Danser pour oublier, pour espérer, pour exister. Depuis plusieurs années, la fondation African Artist for Development (AAD), en partenariat avec le Haut commissariat aux réfugiés, utilise la danse comme moyen de reconstruction psychologique des populations réfugiées sur le continent africain. Le programme d’AAD « Refugees on the move » prévoit l’organisation d’ateliers dans les camps de réfugiés de huit pays africains en cinq ans. Salia Sanou, a ainsi conduit avec ses danseurs des sessions d’ateliers dans des camps du Burundi et du Burkina Faso. L’expérience lui a inspiré la matière d’une création pour six danseurs, une récitante et deux jeunes réfugiés. Le chorégraphe y appelle à « interroger la dimension de l’exil intérieur que chacun porte en soi, comme une parcelle inaltérable de force, de lutte, de désir ».

Salia Sanou a été artiste associé de La Passerelle avec Seydou Boro de 2005 à 2011.

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Artiste / Compagnie

Salia Sanou

Né en 1969 à Léguéma, au Burkina Faso, Salia Sanou suit des cours de théâtre à l’Union Nationale des Ensembles Dramatiques de Ouagadougou. Il est formé à la danse africaine par Drissa Sanon (ballet Koulédrafrou de Bobo Dioulasso), Alasane Congo (Maison des jeunes et de la culture de Ouagadougou), Irène Tassembedo (compagnie Ebène) et Germaine Acogny (Ballet du Troisième Monde). En 1993, il intègre la compagnie Mathilde Monnier au Centre Chorégraphique National de Montpellier. Il participe alors aux différentes créations de la compagnie Antigone, Nuit, Arrêtez arrêtons, arrête, Les lieux de là, Allitérations. Parallèlement, Salia Sanou chorégraphie L’héritage, une pièce qui reçoit le premier prix en art du spectacle à la Semaine Nationale de la Culture au Burkina Faso. En 1992, Salia Sanou rencontre Seydou Boro à l’Ecole des Ensembles Dramatiques de Ouagadougou. Trois ans plus tard en 1995, forts de leur parcours commun au sein de la compagnie Mathilde Monnier, ils fondent la compagnie Salia nï Seydou avec leur première oeuvre Le siècle des fous. Salia et Seydou seront lauréats des deuxièmes Rencontres Chorégraphique de l’Afrique et de l’Océan Indien à Luanda et recevront le prix “Découverte” R.F.I. Danse 98, avec leur spectacle Fignito, l’oeil troué créé en 1997, puis Taagalà, le voyageur en 2000 au festival Montpellier danse. Pour la compagnie Tumbuka Dance du ballet national du Mozambique, il chorégraphie Kupupura en 2001. En 2002, entouré de Seydou Boro et de Ousséni Sako, il chorégraphie L’Appel, une des pièces les plus intimistes de la compagnie, interprétée par trois danseurs et quatre musiciens originaires du Maroc et du Burkina Faso. En 2006, Seydou Boro et lui invitent le compositeur Jean-Pierre Drouet à les rejoindre pour une collaboration inédite avec l’ensemble instrumental Ars Nova, ce sera Un Pas de Côté créé à la Biennale de la Danse de Lyon, pour cinq danseurs et six musiciens. Enfin en 2008, les deux chorégraphes créent Poussières de sang , pour sept danseurs, une chanteuse et quatre musiciens, exposé cru et implacable des violences humaines. Parallèlement de 2001 à 2006, Salia Sanou est directeur artistique des Rencontres Chorégraphiques de l’Afrique et de l’Océan indien (Culturesfrance). Dans ce cadre, il a pu mener réflexions et actions pour le développement de la danse créative du continent. De 2003 à 2008, il est artiste associé à La Passerelle, scène nationale de Saint-Brieuc et de 2009 à 2010, il est en résidence longue au Centre National de la Danse - Pantin. En 2011, Salia Sanou crée la compagnie Mouvements Perpétuels, implantée à Montpellier. Il est en résidence à la Scène nationale de Narbonne et chorégraphie Au-delà des frontières pour le festival Montpellier danse 2012, puis Doubaley-Kagami en 2013, duo avec la musicienne japonaise Takumi Fukushima. Dernièrement, il a créé Clameur des arènes pour le festival Montpellier danse 2014 avec 5 lutteurs sénégalais, 3 danseurs du Burkina 3 danseurs du Burkina Faso et 4 musiciens chanteurs.

Site Web : http://www.saliasanou.net/mouvements-perpetuels/en-ce-moment

Coproductions / Mentions légales

Production : Compagnie Mouvements perpétuels.
Coproduction Théâtre National de Chaillot / African Artists for Development / TILDER / Bonlieu – Scène nationale d’Annecy et La Bâtie - Festival de Genève dans le cadre du programme INTERREG France – Suisse 2014-2020/ La Filature, Scène nationale - Mulhouse / VIADANSE – Centre chorégraphique national de Franche-Comté à Belfort dans le cadre de l’accueil-studio / Centre de développement chorégraphique de Toulouse Midi-Pyrénées.
Avec le soutien du ministère de la Culture et de la Communication – DRAC Languedoc-Roussillon, de la région Languedoc-Roussillon.
En partenariat avec le Centre de développement chorégraphique La Termitière de Ouagadougou.

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Du désir d’horizons

Salia Sanou

15€ avec abonnement (réduit : 9€)
15€ sans abonnement (réduit : 9€)
GENRE :
HORAIRE :
20:30
DURÉE :
1H05
Théâtre Louis Guilloux
Placement numéroté

DISTRIBUTION

Textes extraits de Limbes, Limbo / Un hommage à Samuel Beckett  de Nancy Huston, publié aux Éditions Actes Sud (2000)

Chorégraphie : Salia Sanou

Avec : Valentine Carette, Ousséni Dabaré, Catherine Denecy, Saskia De Ronde, Atika Dicko, Sidi Mohamed Dicko, Jérôme Kaboré, Mickael Nana, Soa Ratsifandrihana, Marius Sawadogo

Scénographie : Mathieu Lorry Dupuy

Création lumière : Marie-Christine Soma

Création musicale : Amine Bouhafa

Régie générale : Rémy Combret

Régie lumière : Diane Guérin

Administration de production : Stéphane Maisonneuve (PASTTEC - Montpellier) avec la collaboration de Mahamoudou Nacanabo à Ouagadougou

Le bar est ouvert chaque soir de représentation à partir de 19h, pendant les entractes et après les représentations : restauration légère et boissons vous y sont proposées.