Ann O'aro

Musique Tout public tarif normal : 15 €
tarif réduit : 9 €
tarif solidaire : 6 €
Théâtre Louis Guilloux Mobilité réduite
Biographie

Ann O’aro aime tout ce qui touche au mouvement du corps, des rythmes et de la voix :

« Il s’agit du thème principal de mon premier disque : le corps dans tous ses états, entre violence et combats. Je viens des arts martiaux, avant de choisir le maloya pour chanter sur des sujets intimes et tabous. J’ai l’impression qu’il se dégage de mes chansons une énergie circulaire, comme lorsque tu te sers de la force de ton adversaire pour te défendre. J’avais la sensation de tourner, de circuler autour de ces états du corps pillé, déshumanisé. Le sentiment d’un moment figé, d’un état de choc, du cerveau qui n’enregistre plus rien. Tout, alors, se meut lentement. Par flashs. Je vois ces nuances dans mes textes : mots de folie qui dénoncent, d’autres qui se baladent dans les bas-fonds, d’autres qui respirent à la surface. »

Son écriture sauvage s’imprègne des langages accidentés ou des tics langagiers : une fulmination poétique branchée sur les tabous insulaires de l’île de la Réunion et les émotions fortes, la violence sexuelle, l’inceste et la passion amoureuse. Et le chant d’Ann O’aro jaillit. Un chant qui plonge dans la réalité et n’a pas peur des ombres.

Son premier enregistrement éponyme « Ann O’aro » est sorti en septembre 2018 et il a reçu un Coup de Cœur de l’Académie Charles Cros.

Son second album “LONGOZ”, enregistré à la Réunion avec son trio, au mois de juillet dernier, sort le 16 octobre.

Il propulse le son du trio (Teddy Doris au trombone, Bino Waro aux percussions, Ann O’aro au chant), formé après la sortie du premier opus.

Le trio a trouvé, au fil des tournées, un son singulier. Les couleurs musicales valsent du séga mauricien aux musiques des balkans, de la parodie zouk au jazz torride : le maloya de l’île de la Réunion respire hors des sentiers battus et lance le tempo créole des textes incisifs et radicaux d’une femme en lutte pour imposer sa parole.

La presse en parle

« Aspirée par ses tourments et ses colères, Ann O’aro les transforme en mots acérés, qu’elle chante, dit, crie avec un souffle puissant, une exaltation brûlante. » Le Monde

« Ann O’aro est une poète du corps, dont chaque fonnkèr (poème) ­exprime un sentiment profond. Au fil des titres, ce corps éructe et exulte, il coule, il bout ou il se noie, tour à tour en ruine, en lutte ou immobile… Accompagnées par les hochets kayamb, les tambours roulèr, et aussi parfois une trompette ou des flûtes, ses lentes scansions vocales sont émouvantes, souvent bouleversantes. » Télérama

Bar ouvert
Le bar est ouvert chaque soir de représentation à partir de 18h30, pendant les entractes et après les représentations : restauration légère et boissons vous y sont proposées.

Mots chantés, démons chassés

Révélée par un premier album volcanique en 2018, la chanteuse et poètesse réunionnaise s’entoure de deux musiciens : Teddy Doris au trombone et Bino Waro aux percussions enveloppent son chant viscéral de sonorités mêlées. Le trio s’émancipe du maloya originel pour s’aventurer sur d’autres chemins, du séga mauricien aux musiques des Balkans, de la parodie zouk au jazz torride. Ann O’Aro fait jaillir les mots en créole, comme elle décocherait des flèches. Sans détours, elle affronte ses démons, ceux de son île et de notre société : l’inceste, l’alcoolisme, la violence sexuelle, l’extrémisme… Il y a de la bagarre, de l’humour, de l’amour et de l’espoir aussi. Un chant d’immense courage et d’émancipation. Ensorcelant.