Père Pascal, raconte-nous une histoire ! (partie 4)

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Quatrième partie : Clap de fin

Bonjour, bienvenue, installez-vous confortablement, prenez une poignée de pop-corn et un bon verre de *insérez le nom de votre boisson préférée*, vous êtes bien arrivé-e dans l’épisode 4 et dernier épisode de notre série « Père Pascal, raconte-nous une histoire ! ». Chouette !

Enfin, « chouette » je ne sais pas. Je trouve toujours ça un peu tristounet les fins. Ça fait invariablement naître en moi un petit sentiment de nostalgie, ce mélange de joie mêlé à de la mélancolie que vous connaissez toutes et tous. Un peu comme quand on est dans l’autocar sur le chemin du retour après une semaine de classe de neige, et que Jérémy, votre pote de toujours, vous remémore vos plus belles cascades en ski pendant que vous lui signez son plâtre qu’il s’est fait lors d’un terrible accident de luge le deuxième jour à la montagne. Double fracture radius-cubitus, ça pique un peu.

Mais ne réfléchissons pas de cette manière, disons-nous plutôt que nous avons la chance de pouvoir profiter d’une dernière chronique sur les coins et recoins cachés de La Passerelle, après avoir apprécié les œuvres de la galerie d’art du local d’Alain, s’être cogné la tête contre les poutres soutenant le plateau du Petit Théâtre, ou encore avoir fait coucou à Paul dans sa cabine son bien cachée sous les balcons du Théâtre Louis Guilloux. Que de belles aventures passées ensemble ! Que de bons souvenirs gravés dans nos mémoires ! Ainsi, j’ose le dire à qui voudra l’entendre et je le crie haut et fort à celles et ceux qui se bouchent les oreilles : Chouette !

Nous pouvons donc reprendre où nous en étions. La fois précédente, nous nous quittions à la sortie du Grand Théâtre, Elizabeth, Pascal, les projecteurs et moi-même. Pour conclure cette grande visite, Pascal nous emmène dans les sous-sols de La Passerelle, après un court passage par ses toits.

Sur les toits
Oh, je vois ma maison !

Et je ne peux vous épargner la classique mais non moins efficace photo de la place de la poste vue du dessus

Poste

 

Après ce bol d’air, nous replongeons dans les couloirs sombres du théâtre pour aller visiter ateliers de menuiserie, armoire électrique et autres joyeusetés où se croisent stockage de projecteurs et pliage de tapis de danse.

 

Suivez-moi
Suivez-moi je vous prie

 

Pascal dans l'atelier
Père Pascal dans son atelier

 

Au sous-sol se trouvent plusieurs ateliers, dont celui-ci qui est un atelier de menuiserie, et un autre juste à côté qui a perdu sa fonction d’origine pour servir maintenant de pièce de stockage. Toutes ces machines servent à fabriquer les décors des spectacles produits par La Passerelle et à réparer le matériel des machinistes du théâtre. Enfin, tout au bout du couloir, un autre local électrique qui alimente toute La Passerelle à l’exception de la grande salle et dont il ne faut SURTOUT PAS toucher au gros bouton noir. Je me demande bien pourquoi…

 

Click le bouton
« Surtout ne touchez pas à ce bouton, SURTOUT PAS »

 

Projo et tapis de danse
Quand je vous disais qu’ils planquent des projecteurs partout…!

 

Et c’est ainsi que se conclue cette looongue visite. Ça nous aura pris toute la journée, il y en a des choses à voir à La Passerelle. Après un court cours d’histoire sur l’architecture originelle de La Passerelle, après avoir crapahuté dans nombreux couloirs sombres, visité les locaux techniques, le cinéma, les plateaux, les bureaux, jusqu’à voir le local poubelles (que je vous ai épargné), nous voici de retour dans notre petit aquarium, dont la fenêtre donne sur le bureau de Marie, notre cheffe préférée à la com.

J’aurais d’ailleurs pu vous parler de l’administration, avec bien entendu l’accueil de Brigitte et Caro que vous connaissez si bien, notre étage communication, puis au-dessus le secrétariat de Laurence, le grand bureau de notre cher directeur Alex et enfin le bureau des RP avec Anne-Laure, Thomas, leurs stagiaires (en ce moment c’est Victor) et leur paire d’enceintes allumée constamment aux goûts musicaux parfois douteux. Et j’aurais continué avec l’étage supérieur où se trouvent Cécile, administratrice et bras droit du directeur, le bureau de la compta avec les légendaires Françoise et Éliane, Catherine, grande maîtresse des RP, et enfin le bureau de Pascal, régisseur général de son état, où il est parfois quand il n’est pas sur un plateau. Reste Évelyne, grande serpillotérapeuthe mondialement reconnue, qui n’a malheureusement pas de bureau à proprement dit.

Et bien sûr, j’allais l’oublier, la machine à café, si chère à nos cœurs.

D’ailleurs, le bureau de Pascal sera bientôt connu sous le nom de « bureau de Gillou ». En effet, c’est la dernière saison de Pascal, qui part en retraite au mois de juin. Après des années de bons et loyaux services, il cède sa place à Gilles, actuellement régisseur principal. Il manquera à tout le monde, il en aura vu des spectacles, des artistes, des machinistes, des décors immenses, des intermittents, des stagiaires, des employés, mais la relève est assurée. Ainsi va la vie.

Et voilà, je retrouve la nostalgie de ce début d’article. Car c’est aussi la fin des chroniques de Dimitri, je signe ici mon dernier billet pour La Passerelle. Après neuf mois passés dans cette maison de gentils fous, je quitte moi aussi le navire au mois de juin. Tel Jérémy, je me remémorerai sans doute tous ces moments passés en compagnie de la grande famille de La Passerelle lorsque je rentrerai chez moi en bus le soir de mon dernier jour, mais sans plâtre à faire signer. Point de double fracture pour moi, mais on ne sort pas indemne d’une saison dans une scène nationale. On y apprend plein de choses, on rencontre plein de monde, on voyage, on travaille beaucoup bien sûr, on rigole beaucoup aussi.

Bonne continuation donc à l’équipe de La Passerelle, continuez de nous faire rêver comme vous le faites si bien. Et bien sûr bonne continuation à vous aussi spectatrices et spectateurs, vous qui faites vivre ce théâtre. Portez-vous bien, continuez d’aller au théâtre, mais aussi au cinéma, aux musées, aux concerts, à la bibliothèque, dans votre canapé, que sais-je encore… Partout où la culture est bonne.

Je vous laisse ainsi sur ces considérations un poil sentimentales et retourne au sous-sol. Je me demande toujours à quoi peut bien servir ce gros bouton noir qu’il nous est interdit de toucher…

Chouette !

ONOFF

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