Père Pascal, raconte-nous une histoire ! (partie 3)

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Troisième partie : « Vous n’avez pas le vertige j’espère ? »

Nous voilà descendus des passerelles du Petit Théâtre, et quittons ce dernier par la sortie qui donne sur les loges. Pascal nous arrête un moment pour nous montrer le monte charge qui se trouve juste en sortant, entre le plateau que nous venons de quitter et celui du Grand Théâtre. Cette grosse machine permet d’acheminer les décors vers les deux plateaux depuis la rue Jouallan en contre-bas. Faire grimper les flight cases sur la pente qui mène aux scènes est ainsi bien plus facile, et les faire descendre en devient un vrai jeu d’enfant !

Petit exemple en image avec le chargement et le déchargement du décor de Rain de la Cie Rosas en décembre dernier :

Le chargement :

Le déchargement :

Ils ont l’air de bien s’amuser !

Me vient alors l’idée de demander à Pascal si on peut faire un tour dans le monte-charge, ça doit être marrant. Malheureusement on continue notre route sans que j’ai le temps de proposer, tant pis. Mais tout de même, j’aurais bien aimé, ne serait-ce qu’un coup de toboggan jusqu’en bas… Oublions. Je suis dans la lune alors que les deux autres avancent. Ce qu’il faut retenir c’est qu’on arrive aux loges, et ça c’est plutôt cool. Elles sont oranges et bleues et rouges et vertes et blanches et couleur bois et très lumineuses, on s’y sent bien malgré le mobilier qui commence à accuser un peu les années. Mais bon, dans la vie, tout ne repose pas sur le mobilier, alors ça va.

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J’aime beaucoup ce miroir – © JP Buffereau

 

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On a fait la visite un jour plutôt calme, entre deux spectacles. Vous ne verrez donc pas de méga star en train de se faire maquiller ou de « chiller » tranquillou sur la banquette. Désolé. © JP Buffereau

Pascal nous dirige enfin vers le grand plateau, royaume de Boris, le régisseur de scène. Toute la salle est vide, c’est drôlement impressionnant de se tenir devant les gradins. Ça doit l’être encore plus lorsque ceux-ci sont bondés, les soirs de spectacle.

On va tout d’abord voir la cheminée qui se situe côté jardin. Tous ces câbles servent à charger ou appuyer les perches qui tiennent draperies ou projecteurs. Il en profite pour nous donner un peu de vocabulaire de la scène : proscénium, guillotine, pendrillon, frise, tout y passe.
Puis il demande :
 » Vous n’avez pas le vertige j’espère ?  »
– Euuuuh, on se regarde avec Élizabeth, pourquoi tu nous demandes ça ?
– Suivez-moi, vous allez voir !  »

Et voilà qu’il nous emmène tout en haut de la scène, sur la passerelle. « Mais vous êtes déjà monté sur la passerelle du Petit Théâtre » me direz-vous. Oui, mais cette fois-ci, c’est un peu plus haut (quinze mètres !), et surtout on voit tout ce vide qu’il y a sous nos pieds !

Oui, c'est haut !
Oui, c’est haut !

 

La cheminée - © JP Buffereau
La cheminée – © JP Buffereau

On termine notre visite du Théâtre Louis Guilloux par un petit tour dans les bureaux-ateliers qui se situent, bien cachés, derrière le mur du fond de la salle, donnant sous le balcon. Tout d’abord la cabine son de Paul. Vous l’avez certainement déjà vu posté aux commandes de la grande table de mixage qui prend place au milieu des gradins les soirs de spectacle : c’est l’ingé son de La Passerelle. Juste à côté, on retrouve la régie lumière de Benoît et Gilles, dont la console se retrouve bien souvent au milieu des gradins à côté de celle du son. Arrive l’ancienne salle de projection, avec un authentique banc de montage, les bobines d’époque et surtout un beau projecteur qui n’a malheureusement plus servi depuis de nombreuses années. Enfin, tout au fond se trouve un local électrique qui alimente toute la salle.

Le bureau de Paul
La cabine son de Paul

 

Le banc de montage
Le banc de montage

Nous redescendons par où nous sommes venus et quittons la salle par une porte dérobée qui donne sur un couloir rempli de projecteurs. Prochaine et dernière étape : les sous-sols ! Mais ça, je vous le réserve pour l’épisode 4…

Ça fait beaucoup de projecteurs n'est-ce pas ?
Ça fait beaucoup de projecteurs n’est-ce pas ? Gilles et Benoît en mettent dans chaque recoin de La Passerelle tellement ils en ont !
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