Vendredi

Christine Le Berre / Compagnie Hop! hop! hop!

Jeune Public Dès 7/8 ans tarif normal : 10 €
tarif réduit : 8 €
tarif solidaire : 6 €
Théâtre Louis Guilloux Festival des Beaux Lendemains 1h
Distribution

Mise en scène, interprétation : Christine le Berre
Chorégraphie, interprétation : Léa Rault
Regard extérieur : Denis Athimon
Musique : Thomas Poli
Costumes : Stéfani Gicquiaud
Lumières et Décors : Didier Martin
Administration, production, diffusion : Bureau Hectores

Biographie
Christine Le Berre

Chorégraphe, metteure en scène & interprète née en 1965 à St-Malo, Christine Le Berre crée l'association ZIC Z'ART (qui héberge la cie hop!hop!hop!) en 1989. Elle est membre du collectif JUNGLE (atelier de création) basé au Rheu (métropole rennaise), et bénéficie à ce titre d’un espace de répétition.

Après une quinzaine de créations chorégraphiques contemporaines et un soutien affirmé du Triangle à Rennes, elle s'interroge sur le mode de représentation chorégraphique et se dirige peu à peu vers un théâtre des corps où le mouvement n'est présent que s'il a du sens, une sorte de théâtre symbolique marqué par l’acte.

En 2005, elle crée la cie hop!hop!hop! avec le soutien du Théâtre Lillico et tourne La petite fille qui se prenait pour un oiseau en France et à l’étranger. Une nouvelle direction s'affirme désormais à l’adresse du jeune public. En 2006, elle poursuit son travail en solo pour les enfants avec Patati et Patata. A partir de 2008, avec le spectacle La ligne d'or, la notion de personnage comique apparaît dans son travail et on peut désormais parler de théâtre de corps et d'objets. Suivront les créations Mille poches (2009), Peau d’arbre (2010 avec le Bob théâtre), Le Sacre (2011), Le jardin des sorcières (2013), Nui (2014), De l’autre côté d’Alice et Tout près d’Alice (2016), Olimpia et Little Olimpia (2018). Le prochain projet sera un diptyque : Vendredi (2020),et Robinsonne ou le mirage de Vendredi (2021).

Toutes ses créations affirment un univers plastique singulier qui interroge l’homme sur sa place dans le monde, son rôle à jouer, et prône les retrouvailles avec son enfant intérieur. Au travers de contes revisités ou d’histoires inventées, Christine Le Berre met en scène la quête essentielle de tout être humain : le sens de sa vie.

Son premier désir est d'éveiller l'enfant à l'esthétique contemporaine au travers du corps mis en scène et des objets qui l'entourent (le corps dans son rapport à l'espace scénographique, à la musique,à la matière et à l'objet). Christine Le Berre se joue des codes et catégories, se frotte volontiers à des domaines inconnus pour faire résonner des images archétypales sorties de l’inconscient collectif ; ainsi de l’objet, de la marionnette, de la poupée, des mots… Pourvu que la beauté et la poésie guide sa création.

Il lui semble important que l'enfant ait une expérience artistique dès son plus jeune âge, qu'il puisse aiguiser son regard avec de véritables propositions artistiques pour les enfants, loin de toute mièvrerie. Ses créations sont influencées par des univers picturaux (Jérôme Bosch, Goya ou Witkin) et plastiques (A. Messager, Louise Bourgeois, Berlinde de Bruyckere, Michel Nedjar...). La narration ne semble pas nécessaire et c'est à un voyage plus abstrait et symbolique où l'émotion esthétique peut déjà naitre que Christine Le Berre invite le public.

Coproduction/Mentions
Partenaires : Théâtre de La Paillette, Lillico / Festival Marmaille, Scène nationale, La Passerelle, St-Brieuc, Le Vivat, Scène Conventionnée danse, La Minoterie, Scène Conventionnée Arts Enfance Jeunesse, Le Dôme, Saint-Avé, DRAC Bretagne, Région Bretagne, Ville de Rennes
Photo : Christophe Raynaud de Lage
Bar ouvert
Le bar est ouvert chaque soir de représentation à partir de 18h30, pendant les entractes et après les représentations : restauration légère et boissons vous y sont proposées.

Robinsonnade au féminin

Dans cette libre interprétation de Vendredi ou la vie sauvage, de Michel Tournier, Christine Le Berre féminise et inverse les rôles : Robinsonne, désinvolte et virevoltante, voit débarquer sur son île Vendredi, conquistador arrogante et inflexible. À huis clos, dans un face-à-face inégal, le couple « maîtresse-esclave » dépasse les rapports de force et l’incompréhension pour finalement s’apprivoiser.

 

Dans cette nouvelle création mêlant théâtre gestuel et danse, les corps parlent avec les codes burlesques du cinéma muet. Se partageant la scène avec Léa Rault et Christine Le Berre, l’île échouée occupe tout l’espace et matérialise le territoire de la rencontre, de la confrontation et enfin du partage avec l’Autre. Un refuge où l’écoute, le respect de la différence, la curiosité et l’incertitude triomphent.