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Réquisitoire politique et familial

Dans un grand espace vide, un père et son fils sont à quelques mètres l’un de l’autre. Cette étendue pourrait être une usine désaffectée ; c’est un alignement de maisons tristes sous une pluie neigeuse. Ainsi démarre la pièce écrite par Édouard Louis, phénomène littéraire international depuis la parution d’En finir avec Eddy Bellegueule.

Au carrefour de l’intime et du politique, Qui a tué mon père dessine le portrait d’un homme devenu inaudible dans une société qui le dénigre. Le fils s’adresse au père. Qui jamais ne lui répond, même d’un regard.

Stanislas Nordey signe la mise en scène et l’interprétation de ce texte. Il dit la brutalité, les insultes, le rejet, l’homophobie du père. Sa violence, exercée sur son fils, est proportionnelle à celle que lui-même a subie. Sans excuser, Édouard Louis et Stanislas Nordey tentent de comprendre. Puis accusent.

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Rencontres avec l’équipe artistique à l’issue des représentations

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Artiste / Compagnie

Biographies

Édouard Louis, né Eddy Bellegueule, grandit à Hallencourt (Somme). Normalien, il poursuit aussi des études en sciences sociales. En 2013, il dirige l’ouvrage collectif Pierre Bourdieu, L'insoumission en héritage aux PUF, ouvrage dans lequel l'influence de Bourdieu sur la pensée critique et sur les politiques de l'émancipation est analysée. En janvier 2014, il publie En finir avec Eddy Bellegueule, un roman à forte dimension autobiographique. Très commenté dans les médias, traduit dans une vingtaine de langues et largement salué pour ses qualités, le livre donne lieu aussi à plusieurs polémiques, notamment sur la manière dont il dépeint sa famille et son milieu social d'origine. Qui a tué mon père a été publié le 3 mai 2018 aux Éditions du Seuil.

Metteur en scène de théâtre et d’opéra, acteur et pédagogue, Stanislas Nordey crée, joue, initie de très nombreux spectacles depuis 1991. En septembre 2014, il est nommé directeur du Théâtre National de Strasbourg et de son École où il engage un important travail en collaboration avec vingt artistes associés − auteurs, acteurs et metteurs en scène − à destination de publics habituellement éloignés du théâtre et dans le respect d’une parité artistique assumée. L’intérêt qu’il a toujours porté pour les écritures contemporaines se retrouve dans le projet qu’il a conçu pour le TNS en mettant en scène des textes d'auteurs comme Wajdi Mouawad ou Falk Richter.

Site Web : https://www.tns.fr/

Coproductions / Mentions légales

Production : Théâtre National de Strasbourg
Coproduction : La Colline - théâtre national
D’après le livre d’Édouard Louis Qui a tué mon père © 2018 tous droits réservés
Le texte est publié aux Éditions du Seuil.

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Qui a tué mon père

Édouard Louis / Stanislas Nordey

17€ avec abonnement (réduit : 10€)
23€ sans abonnement (réduit : 12€)
GENRE
HORAIRE
20:00
DURÉE
1h50
Théâtre Louis Guilloux
Placement numéroté

DISTRIBUTION

Texte : Edouard Louis
Mise en scène : Stanislas Nordey
Collaboratrice artistique : Claire ingrid Cottanceau
Avec Stanislas Nordey
Lumière : Stéphanie Daniel
Scénographie : Emmanuel Clolus
Composition musicale : Olivier Mellano
Création sonore : Grégoire Leymarie
Clarinettes : Jon Handelsman
Sculptures : Anne Leray et Marie-Cécile Kolly
Régie générale : Antoine Guilloux
Avec la participation amicale de Wajdi Mouawad
Le décor et les costumes sont réalisés par les ateliers du TNS

Le bar est ouvert chaque soir de représentation à partir de 18h30, pendant les entractes et après les représentations : restauration légère et boissons vous y sont proposées.
Chères spectatrices, chers spectateurs, chers partenaires,

Avant tout sachez que vous nous manquez, et que nous espérons que vous vous portez bien.
Il est compliqué de trouver aujourd’hui des certitudes à partager avec vous, mais il y en a au moins deux.

Commençons par exprimer notre immense gratitude envers celles et ceux qui sont mobilisé.e.s pour lutter contre les effets sanitaires de cette pandémie mais aussi pour nous permettre de conserver d’essentiels repères dans nos vies quotidiennes. Et souhaitons que cette reconnaissance ne reste pas conjoncturelle.
Partageons également la réelle solidarité qui s’affirme dans notre secteur d’activité. Alors que d’ordinaire nous courons en permanence après le temps, depuis quelques semaines les échanges avec les équipes artistiques, avec les partenaires publics, avec les collègues d’autres structures, se font plus longs, pour mettre en commun nos réalités, nos questionnements et inventer des réponses solidaires à cette crise sans précédent. Comme tous les domaines d’activité, le spectacle vivant connait des travailleurs précaires et à ce titre, il nous faut notamment être attentifs à la situation des artistes et techniciens intermittents ainsi que des auteurs.

Quant aux incertitudes du moment, elles sont légion et souvent vertigineuses.
Le questionnement qui nous lie à vous a tout de même un aspect réjouissant puisqu’il concerne la date de nos retrouvailles. Dans l’immédiat nous avons décidé d’annuler la totalité des représentations prévues jusqu’à la fin de la saison 19/20. Ce n’est pas une décision joyeuse, au mieux qualifions-la de pragmatique : elle nous permet depuis plusieurs jours de travailler sereinement avec les équipes artistiques concernées pour envisager autant que possible de décaler les spectacles annulés. Nous vous dirons prochainement quelles représentations sont reportées à l’automne et quelles modalités de report ou de remboursement de vos places nous mettrons en œuvre. D’ici là, conservez vos billets.

Avant la pause estivale, nous espérons vous présenter la saison 20/21 actuellement en cours de finalisation. Sous une forme qu’il nous reste à inventer…
La Passerelle est aujourd’hui fermée au public pour une durée indéterminée et nous poursuivons notre activité à distance de manière très partielle. Mais sachez que dès sa réouverture, nous serons plus que jamais mobilisé.e.s pour continuer à mettre en œuvre au plus près de vous notre engagement artistique, citoyen et professionnel.

A très bientôt !

Guillaume BLAISE et l’équipe de La Passerelle