Fin et suite – Simon Tanguy

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Le chorégraphe originaire de Saint-Brieuc est en résidence à La Passerelle pendant les vacances.
À cette occasion je suis allée l’interviewer après une journée de répétition de sa nouvelle création Fin et suite.

Son parcours

En parallèle de ses études en philosophie à Rennes, Simon Tanguy s’est passionné pour le cirque et l’art de rue. Après avoir obtenu sa licence, il a intégré une école de clown « Le Samovar » à Paris. Il y approfondit les notions de corps burlesque, de jeu bouffonesque et grotesque.
Par la suite, il a poursuivi ses études de chorégraphie et de danse à la School For New Dance Development (SNDO) au conservatoire national d’Amsterdam.
En 2011, il commence à concevoir ses premières pièces : Japan , et Gerro, Minos and Him . Deux ans plus tard, il installe sa compagnie Propagande C à Saint-Brieuc. Il a créé plusieurs pièces dont People in a Field, Inging et I Wish I Could Speak in Technicolor.

La danse qu’il souhaite mettre en scène est une danse inspirée par les états, les actions, elle raconte quelque chose et est le plus souvent théâtralisée. Dans toutes ses pièces on retrouve très souvent cette frontière entre la danse et le théâtre, entre quelque chose de narratif, mais aussi quelque chose de physique.

Inging, son avant dernier spectacle, créé en 2015 est un prélude de sa nouvelle pièce Fin et suite. « Inging est un solo où je parle 45 min sans pause, toujours en changeant de sujet. Ce n’est pas vraiment écrit, mais c’est n’est pas vraiment improvisé non plus. C’était une contrainte verbale, d’épuiser le langage, de s’y perdre jusqu’à ce que remplisse le corps, ça donne des visions. Mettre le corps dans un état de souvenir ou d’urgence. J’ai essayé de transposer cela dans ma nouvelle pièce »

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Simon Tanguy nous parle de Fin et suite

Un soir d’automne, quatre jeunes sont réunis pour faire une soirée. Le ciel est jaune. Quelque chose se prépare. Ils sentent que quelque chose de menaçant va arriver, mais ils ne savent pas si c’est la fin du monde.
L’idée c’est de faire parler ces personnages, de les faire expliquer ce que la fin du monde implique en changeant toujours de sujet jusqu’à tant qu’il y ait une sorte de perte d’identité, une perte de sens, d’angoisse qui arrive. Une sorte d’urgence qui va les pousser à aller quelque part d’autre, dans un espace utopique ou dans l’imaginaire. Une dernière mise à nu pour explorer ce qu’il reste d’humain.
Il y a beaucoup de thèmes d’actualité qui sont dans cette pièce, il y a aussi l’idée de vélocité, d’accélération, on est dans cette idée que tout va de plus en plus vite depuis 1900. On est plus dans l’instantané, on repousse l’éternité en faisant de plus en plus d’activités, de métiers, de voyages…

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Son lien avec Saint-Brieuc

Il habite à Rennes, mais revient très souvent à Saint-Brieuc pour donner des ateliers et des cours de danse. C’est d’ailleurs à La Passerelle qu’a lieu la résidence de son nouveau spectacle qui est coproduit par la scène nationale.
En effet, depuis 2015, Simon Tanguy est un artiste associé et la scène nationale a déjà présenté et soutenu en coproduction plusieurs créations de la Compagnie Propagande C.
Vous pourrez retrouver la nouvelle pièce de Simon Tanguy au Festival 360dégrès le mardi 27 mars 2019.

#Léa

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