Edito

Qu’est-ce donc qu’une scène nationale ? Créé il y a bientôt 30 ans, ce label délivré par le Ministère de la Culture identifie des équipements culturels dont l’engagement a la particularité de se déployer tant au travers de missions définies nationalement qu’au prisme de réalités territoriales. C’est ce qui rend passionnant le pilotage d’un tel projet : réfléchir à la manière de consolider ce maillage, à la façon de positionner La Passerelle à la croisée de politiques publiques multiples pour tracer une ligne cohérente. Après la décentralisation, prenons soin de la relation : comment inventer un dialogue permanent entre l’ambition artistique d’une part, le lien et l’adresse aux habitants d’autre part ?

Le premier élément de réponse, ce sont les artistes qui nous le donnent par la diversité que prennent aujourd’hui les gestes créatifs, qu’ils soient pensés entre les murs d’un théâtre ou dans le cadre d’un processus contextuel mis en œuvre avec des personnes. Quelle que soit la forme, il s’agit de créer de l’imaginaire, attiser nos émotions, susciter notre pensée, nous inclure dans une réalité commune dont nous ne sommes plus seulement spectateurs.

Dans le même temps, c’est aussi dans sa capacité à réinventer son propre modèle que La Passerelle fera preuve d’exemplarité : scène nationale de Saint-Brieuc, elle doit avoir pleinement conscience et connaissance de son environnement afin de repenser son rapport de proximité avec les habitants et ses partenaires. Nous ferons donc en sorte de vous raconter le plus directement possible l’histoire que nous inventons. Une histoire qui démarre dans les pages qui suivent.

Guillaume Blaise

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