Appel à mobilisation : culture partout, 1 % obligatoire

Depuis plusieurs années, les moyens consacrés à la création artistique diminuent et les incertitudes budgétaires fragilisent le spectacle vivant public.

Jusqu’à présent, nous avons tout mis en œuvre pour limiter les conséquences sur le public.
Aujourd’hui, l’ampleur des coupes budgétaires nous oblige à vous alerter et à solliciter votre soutien aux démarches engagées par nos organisations professionnelles auprès du gouvernement.
Les effets sont désormais concrets : annulation ou réduction de programmations, fragilisation financière des théâtres et des compagnies, difficultés à payer les salaires et les charges, productions menacées, baisse du nombre de représentations, des artistes, techniciennes et techniciens qui ne trouvent plus assez d’emplois, qui sortent de l’intermittence et se retrouvent au RSA, suppression d’emplois permanents, non-remplacement des départs à la retraite, diminution des recrutements et multiplication des situations d’épuisement professionnel.
Alors que la fréquentation est en hausse, la culture représente seulement 0,7 % du budget de l’État.
Les économies qui pourraient être réalisées en réduisant les financements sont marginales au regard des conséquences durables qu’elles entraînent pour les artistes, les structures culturelles, les territoires et les citoyennes et citoyens.
Le spectacle vivant génère d’importantes retombées économiques pour l’hôtellerie, la restauration, les commerces de proximité et de nombreux acteurs locaux. Chaque euro investi dans la culture bénéficie largement à l’économie des territoires.
Augmenter le prix des billets n’est pas une solution. Cela remettrait en cause l’accès de toutes et tous à la culture, en éloignant les publics les plus modestes et en accentuant les inégalités.
La culture est un pilier de la démocratie. En favorisant le débat, la pluralité des points de vue et l’émancipation des citoyens, elle contribue, comme l’école, au développement de l’esprit critique. Elle offre des espaces où l’on peut réfléchir ensemble, accéder à des savoirs diversifiés et construire une citoyenneté éclairée.
Nous devons mener la bataille culturelle.


La Passerelle, scène nationale de Saint-Brieuc soutient la demande des organisations syndicales pour que la culture représente 1% du budget de l’État.
1% du budget de l’État, ce n’est pas un totem. C’est un plancher.
C’est défendre la création et sa liberté, l’emploi artistique, leurs budgets nécessaires et le service de la culture.

Signez l’appel.

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