Le Denisyak

Hydre à deux têtes (Solenn Denis & Erwan Daouphars), Le Denisyak porte au plateau l’écriture de Solenn, s’accoquine avec différents artistes pour créer des mille-feuilles, où chacun travaille à fouiller le monstrueux afin d’en découvrir tous les possibles et ainsi proposer une expérience intime et puissante au public.

« Être artistes associé·e·s quelque part, c’est toujours la joie, la joie des infinis possibles. Et comme Le Denisyak bouillonne d’idées et d’envies, c’est un grand terrain de jeu de folie ! Que Guillaume nous propose de rejoindre le crew de La Passerelle nous a littéralement fait sauter au plafond d’excitation. Déjà parce que le lieu est incroyable avec tous ses espaces différents, on sent la volonté de l’équipe de faire de cet ici un véritable cœur de cité, ouvert à tous et où chacun se sent libre d’y passer faire un tour. Un lieu de rencontre et de découverte, ça nous plaît beaucoup. Décloisonner le théâtre. Proposer d’autres choses plus expérimentales ou festives ou participatives. Dans des formats hors cadre ou hors norme. On a envie de rencontrer les gens, vraiment rencontrer les gens à travers des événements culturels ou encore juste autour d’une bière au bar ! Envie de vous faire entrer dans notre univers et qu’on se raconte nos vies les uns les autres. Envie de faire des bals littéraires, des workshops, des nuits d’écriture, des permanences de cueillette de paroles. Envie d’inventer de petites formes avec d’autres artistes de la région. Que cette passerelle fasse véritablement le pont entre les gens, entre le quotidien et ce supplément d’âme que l’on trouve dans l’art et qui fait du bien. Envie de participer à tout cela avec cette équipe en place si dynamique et pleine d’envies, et avec vous que l’on ne connaît pas encore mais qu’on a hâte de rencontrer ! » Le Denisyak


Leurs créations

Scelŭs [Rendre beau]

« La vie est ainsi, laide parfois, mais il faut la regarder en face, dans les yeux, jusque dans ses zones incertaines. »  Cette entrée en matière du journal l’Humanité résume un volet du travail de Solenn Denis et d’Erwan Daouphars. Dans Scelŭs, on suit une fresque familiale faite d’amour et de névroses. La famille de Atoll, valse entre humour et horreur, dont on ne sait jamais lesquels de ses membres sont les plus monstrueux. Premier contact entre Le Denisyak et le public briochin et costarmoricain, cette double représentation d’un spectacle coproduit par la scène nationale de Saint-Brieuc, fut ainsi une bonne introduction aux thématiques du duo.

Lien vers la page du spectacle (saison 19-20)

Sandre

Cette seconde saison, le duo présente au public de La Passerelle, une histoire sur ces travers de l’âme humaine, le récit d’une mère commettant un infanticide, le tout joué par un homme (Erwan Daouphars).

Lien vers la page du spectacle (saison 20-21)


Leurs actions

Nos retrouvailles

Afin de reprendre contact avec les abonné·e·s, les spectateur·rice·s, les briochin·ne·s, les costarmoricain·e·s, suite au confinement de mars 2020, notre duo associé a imaginé (avec l’équipe des relations au public) un temps d’échange avec ces derniers afin de connaître leur vision du théâtre, du spectacle et de l’évènementiel de demain. Via l’écrit ou l’oral, Le Denisyak a ainsi pu recueillir divers récits qu’ils ont condensé dans un texte qu’ils ont déclamé par la suite sur le parvis de la Place de la Résistance et au sein de la résidence seniors Domitys à Saint-Brieuc. Ces artistes se concentrant sur l’expérience et le ressenti de l’être humain, entre tragédie antique et peinture du quotidien, où l’on ne sait jamais lesquels sont les plus monstrueux. Ainsi cette période où chacun·e a été pris·e aux tripes, ce mal-être a su être extériorisé par les textes de Solenn Denis et les expressions de Erwan Daouphars.

Projet avec le SPIP 22 / MJC du Plateau

Un travail d’écriture puis de mise en espace et voix a eu lieu à la maison d’arrêt de Saint-Brieuc, dans un but de sensibilisation au domaine de l’art de la culture.
« En plus de m’apporter un peu de liberté, ça me permet d’extérioriser les complications rencontrées en détention« , confie Philippe l’un des participants à cet atelier, au journal Ouest-France.
De ces ateliers ressort un texte écrit puis interprété par les participants eux-mêmes, lors d’une restitution filmée. Il s’agit ici d’une vraie collaboration, car au-delà de la sensibilisation culturelle, il s’agit aussi d’un apprentissage important pour les artistes dont l’expérience se nourrit aussi de ces rencontres. « C’est une opportunité énorme de construire ça avec ces gens car tout devient disproportionné. Les émotions sont disproportionnées, la création devient magnifique avec rien, tout part de rien. Et après cette période compliquée, ça requestionne beaucoup de choses. » commente Erwan Daouphars, comédien et metteur en scène du Denisyak.

Découvrez une lecture des textes récoltés par Le Denisyak

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