Une phrase pour ma mère
Christian Prigent

Mardi 22 janvier 20h30
Petit théâtre
Tarifs : 12 / 12 / 7,50 €

Théâtre


avec
Jean-Marc Bourg

Lumière
Christophe Forey ou Olivier Modol

Assistant
Fabienne Bargelli

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Une phrase pour ma mère est un long lamento-bouffe, une"phrase"unique, ressassée, scandée de refrains obsessionnels, trouée d'apartés réflexifs et de digressions. Autobiographie fantasmée, son mouvement tente de régler le compte des désirs, des angoisses et des chagrins voués à cette figure à la fois tutélaire et défigurée de la mère. Ce monologue hallucinant jaillit en un flot rapide et ininterrompu des lèvres de Jean-Marc Bourg qui prévient : « la langue est une maladie contagieuse. La jouer, (la dire simplement) s’apparente à une recherche de vaccin. Il faut s’inoculer à soi-même le germe. Il faut faire de son propre corps, de sa propre tête, le terrain de l’expérience. » Les mots coulent dans nos oreilles, directement, comme une langue étrangère dont on comprendrait subitement, sans effort, le vocabulaire et la grammaire. C’est à nos entrailles que l’on s’adresse. Du théâtre ? pas au sens strict puisque l’auteur Christian Prigent, poète, romancier, essayiste, n’a jamais spécifiquement écrit pour le théâtre. Il propose une langue nouvelle, qui nous fait rire, qui nous déstabilise et qui définitivement signe la singularité de celui qui la parle.

ma mère,
je me souviens,
longtemps je me suis touché pour ça de bonne heure,
du chaud de ses fesses,
fesses,
non,
pas bon,
encore moins postère,
popotin,
joufflu,
y aurait d’ailleurs pas mal d’abus,
et surtout pas cul,
plutôt derrière,
c’est doux,
c’est dans les tons sans anomalie des chairs familières


Une phrase pour ma mère, extrait.

Production Labyrinthes

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