Un après-midi à Merdrignac

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Mardi matin, 11h, je termine mon café* cul sec et file en voiture avec Anne-Laure du service RP. Direction : Merdrignac. Pascal, le régisseur général, nous a sorti le carrosse, qui nous attend sur le parvis de La Passerelle. La route est longue pour arriver au Lycée du Mené, au moins une heure, alors on monte, on démarre, et sur la route on papote, on papote, et on papote. Nous arrivons enfin, Paule Vernin et Séverine Gouret sont déjà là, les deux voltigeuses artistiques de La Passerelle. Il est midi, c’est l’heure de manger donc, et ça tombe bien, nous sommes invités au self du lycée. D’accoutumée, je n’aurais pas dit « ça tombe bien » concernant le fait de manger dans un self de lycée, mais il faut avouer que la cuisine bio et faite maison de la cantoche du lycée du Mené a réveillé nos papilles toutes frigorifiées. Au menu : soupe aux champignons, feuilleté au fromage, risotto de poulet et yaourt bio. L’après-midi peut donc bien commencer.

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L’atelier doit débuter à 13h20, mais comme nous sommes un peu en avance, les deux profs de français qui sont à l’initiative de cet atelier, Annie Urvoy et Monique Urien, nous offrent le café*. L’heure arrive enfin, les élèves sont déjà dans la salle, ils ont enlevés leurs chaussures et sont prêts à s’échauffer.

Aujourd’hui, la classe de 1ère commerce animalerie doit répéter La Devise qu’ils joueront le 17 janvier lors des représentations dans leur lycée. « Mais comment faire jouer à une trentaine d’élèves une pièce écrite pour deux comédiens ? » me direz-vous. Et bien je commencerai déjà par un « très bonne question », puis, je vous expliquerai que l’idée ici est de se réapproprier la pièce pour en faire quelque chose de nouveau. Un groupe de deux à quatre élèves est assigné à chacune des scènes, certaines lignes de dialogue sont remaniées, et toute la mise en scène est retravaillée : nous alternons entre quatre personnages qui répètent leur texte devant un miroir imaginaire et s’échangent leurs vestes, deux qui débattent en jouant au ping-pong, ou encore certains qui font leur footing en avant, en arrière, et s’arrêtant parfois pour actionner une sonnette.

Vous l’aurez compris, on est loin de la mise en scène de Benoît Lambert. Durant tout l’atelier, Paule et Séverine sont aux manettes. Elles donnent des pistes de jeu pour les élèves, les reprennent, les bougent, les costument, leur inculquent les bases de la comédie, mais leur laissent une marge de manœuvre pour l’interprétation, ce qui entraîne indéniablement quelques crises de fou rire pendant les répétitions.

Alors, si vous avez vu et aimé La Devise (ce que je ne doute pas) qui a tourné dans tout le département le mois de novembre dernier, et que vous restez sur votre faim, cette réinterprétation peut être une très bonne occasion de la redécouvrir.

Où ? Quand ? Le 17 janvier au lycée du Mené à Merdrignac, représentation ouverte aux parents d’élèves le soir à 20h.

 

* Oui, le café est un des fils rouges de ma vie.

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